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TFC et dirigeants US : Onze recrues de MLS pour le Tef ?

"Cela fait de lui un joueur humble et travailleur dans l'axe, qui ne serait pas insensible à l'intérêt d'un club de Ligue 2, et qui est plus que capable d'être enfin reconnu en Ligue 1."

Toulouse débutait sa saison de Ligue 2 hier après-midi face à Dunkerque, lors d’une rencontre se concluant par une victoire surprenante des hommes de Fabien Mercadal. S’il faut saluer la prestation de ces derniers, il faut aussi se rassurer au sujet des capacités des toulousains, qui ont à leur disposition un effectif de très grande qualité pour la deuxième division, ainsi que le plus gros budget de leur échelon.

Alors, certes, le TFC n’a pas remporté le moindre match depuis le 30 octobre 2019 (quasiment dix mois), et une telle déconvenue devant son public, suite à une préparation compliquée (trois nuls, une défaite, et un match annulé pour cas de Covid), est signe d’un problème à un certain niveau, notamment pour une équipe qui est en Ligue 2 dans le seul but de remonter en Ligue 1, et qui se doit donc de dominer son championnat.

Cela dit, chez Café Soccer, nous ne sommes pas dirigeants de club, et ne sommes sans doute pas en mesure de suggérer quoique ce soit au club toulousain, et à son board US, d’un autre point de vue que celui du sportif. En revanche, nous sommes dans la capacité de signaler à RedBird, investisseurs venus de Floride, que leur belle Amérique du Nord regorge de joueurs de qualité. Des individualités qui, à elles seules, pourraient faire une grande différence au sein de l’effectif des Violets, que ce soit dans l’immédiat en L2, ou dans le futur en L1, le tout aux prix dérisoires habituellement demandés par les clubs de MLS.

Voici un XI, en 3-4-3 (because Murica), de joueurs évoluant aux Etats-Unis et au Canada, que nous conseillons au Toulouse FC (subjectivement), mais également à tout club de Ligue 1 ou Ligue 2 qui passerait dans le coin, dans le but de faire un recrutement malin. Vous l’aurez compris, nous n’évoquerons pas les stars dans ce dossier, hors de portée de beaucoup trop de clubs français dans cette situation ou déjà pistées par de grands clubs mondiaux, mais ces « gars » qui auraient un apport instantané en L2 et la capacité d’assurer en L1. Let’s go !

Photo : Vancouver Whitecaps

GB – Maxime Crépeau

Evoquons tout d’abord le poste de gardien, avec le québécois des Vancouver Whitecaps, Maxime Crépeau. A 26 ans, le gardien de la franchise de Colombie Britannique connait enfin un peu de stabilité dans sa carrière, tant au niveau de sa situation professionnelle que de ses performances. Fiable, vif, l’international canadien est désormais au top de sa forme, et son excellente mentalité (nous en savons quelque chose) en tant que personne, couplée au fait d’être francophone, ne poserait aucun problème dans la communication avec sa défense. Un montréalais prêt à représenter un TFC ?

Photo : Seattle Sounders

DEF – Nouhou Tolo

Latéral gauche du côté des Sounders, l’international camerounais de 23 ans Nouhou Tolo impressionne l’Amérique et les clubs européens depuis son arrivée chez les Sounders-2 en 2016. Le natif de Douala a tout pour réussir au haut niveau, comme en témoigne son titre en MLS la saison passée avec les Rave Green, au terme d’une année pleine. Son seul défaut ? Un petit manque de constance, qui témoigne cependant de ses capacités : dans le pire des cas Tolo est moyen, et dans le meilleur, il est génial. Enfin, sa nationalité camerounaise permettrait également à Toulouse de ne pas se préoccuper d’un potentiel statut d’extra-communautaire.

Photo : Karl Moore

DEF – Miles Robinson

Chez Café Soccer, quand on fait un XI… On fait un XI ! Personne n’est choisi au hasard, et c’est pour cela que nous enchainons avec un troisième joueur international, du côté de l’USMNT (l’équipe nationale des Etats-Unis, pour les puristes). Miles Robinson a mis du temps à exploser, la faute à une grande concurrence en défense centrale du côté d’Atlanta, malgré ses distinctions individuelles remportées à la fac, du côté de Syracuse. Sérieux et calme pour un défenseur de 23 ans, et physiquement opérationnel, le natif du Massachusetts a toutes les qualités requises à son poste. Cette saison semble être la dernière chance pour un club européen de pouvoir s’arracher ses services à bas prix.

Photo : FC Dallas

DEF – Matt Hedges

Matt Hedges n’est plus à présenter. A 30 ans, le défenseur central du FC Dallas est plus qu’une valeur sûre. Trois fois MLS All-Star, défenseur de l’année en 2016, deux fois dans le MLS Best XI, vainqueur de la Gold Cup 2017 avec les Etats-Unis, et presque 300 matches joués dans le Texas. Rien que ça ! Mais que viendrait-il faire en Ligue 2 ? Nous vous l’accordons, cela semble très compliqué, surtout à son âge. Cela dit, avec seulement cinq sélections pour l’USMNT, et une carrière réalisée à 100% du côté du FCD, un beau projet en Europe à court terme pourrait peut-être séduire un joueur de ce standing, si celui-ci est en recherche d’un nouveau défi. Et soyons honnêtes, un défenseur MLSer de 30 ans, ça ne coûte rien, même malgré une telle qualité.

Photo : Toronto FC / Fake Plot twist : C’est en fait Jonathan Osorio qui donne le trophée à ce monsieur en costume.

MIL – Jonathan Osorio

Tout comme pour Matt Hedges précédemment, oui, il serait difficile d’imaginer Jonathan Osorio quitter le TFC canadien d’un niveau aussi fort pour son homonyme français, qui lui, vise à revenir dans l’élite de son pays. Cependant, un projet à long terme, avec quelques saisons en Ligue 1 au bout, pourrait séduire le milieu relayeur de 28 ans. Un des acteurs principaux dans le développement de son TFC, quel défi ce serait pour lui d’apporter son expérience, son activité incessante, et sa compréhension du jeu, pour le développement du nôtre !

Photo : USA Today

MIL – Julian Gressel

Alors oui, effectivement, il est difficile d’attribuer une position à Julian Gressel. L’allemand est polyvalent : capable de jouer à quasiment tous les postes (il n’a jamais joué défenseur central en MLS cela dit), et bon dans tous les compartiments du jeu. A 26 ans, Gressel entre dans son prime suite à son arrivée récente du côté de la capitale américaine, après trois magnifiques saison à Atlanta. Surtout à l’aise sur l’aile malgré son physique imposant (1m85), le bavarois sait s’imposer grâce à son intelligence de jeu, aiguisée par la formation allemande, qui s’ajoute à une fiabilité et une constance remarquables. Européen, et n’utilisant aucune place d’extra-communautaire, nous ne demandons qu’à le voir en violet sortir un « boudu con » sur un gros plan de Bein Sports au Stadium.

Photo : USA Today

MIL – Kellyn Acosta

Avant que le choix d’inclure un joueur du standing de Kellyn Acosta dans ce XI soit contesté, sa présence est justifiée dans une idée bien particulière. Le texan, formé et révélé du côté du FC Dallas, est un véritable crack. Cependant, tradé à Colorado il y a deux ans, Acosta semble se perdre dans les montagnes. Loin d’être mauvais depuis son arrivée aux Rapids, il semble cependant que sa progression se soit estompée, malgré son potentiel illimité, et il y a fort à parier qu’une offre européenne d’un ambitieux club comme Toulouse, qui pourrait être le catalyseur de sa progression, emporterait instantanément les faveurs de l’international américain.

Photo : LAFC

MIL – Marc-Anthony Kaye

Disons-le, si Los Angeles peut se permettre d’avoir une attaque aussi efficace avec les stars que sont Carlos Vela et Diego Rossi, c’est en grande partie grâce à l’excellent travail de son milieu de terrain, mené par Marc-Anthony Kaye. Le canadien n’est jamais considéré à sa juste valeur en MLS, malgré son apport primordial dans le système de Bob Bradley. Cela signifie deux choses. Premièrement, Kaye est donc un joueur à piocher pour une petite somme. Deuxièmement, cela fait de lui un joueur humble et travailleur dans l’axe, qui ne serait pas insensible à l’intérêt d’un club de Ligue 2, et qui est plus que capable d’être enfin reconnu en Ligue 1.

Photo : DULUTH NEWS

ATT – Kevin Molino

Où commencer lorsqu’il s’agit de Kevin Molino ? En USL, Kevin Molino était trop fort, en MLS, Kevin Molino est toujours trop fort. A 30 ans, c’est le moment idéal de recruter l’international trinidadien. Parfois neuf ou ailier, souvent attaquant de soutien, le numéro 7 des Loons est un véritable tueur, qui n’a rien de flashy malgré son excellente technique, et qui allie une sobriété aussi impressionnante que sa vista en attaque. Nous sommes convaincus qu’il serait intéressé par le fait de passer la dernière partie de sa carrière en Europe, même si cela signifie un passage par la case Ligue 2.

Photo : BIG D SOCCER

ATT – Michael Barrios

Quand on entend le nom de Michael Barrios, on pense forcément au FC Dallas. Le petit ailier colombien (1m62) slalome entre les défenses de MLS depuis désormais cinq ans, et ces mêmes défenses ont beaucoup de mal à contenir ce phénomène rempli d’énergie. Grosse vivacité et technique aiguisée, Barrios est un ailier fantastique qui peut également dépanner dans l’axe en tant que milieu offensif. Terriblement sous-estimé, et ne comptant pas de sélection avec la Colombie, ce serait pour Toulouse un excellent moyen d’ajouter un artiste (et pyromane) à son effectif, pour un montant plus que raisonnable.

Photo : Philadelphia Inquirer

ATT – CJ Sapong

Nous finissons ce XI par un joueur qui a connu toutes les phases de l’incroyable progression de la MLS. CJ Sapong a 31 ans, et du haut de ses quatre sélections avec l’USMNT, l’actuel numéro 9 du Chicago Fire a su s’adapter à tous ses coéquipiers, tous ses coaches, et toutes les équipes par lesquelles il est passé. L’attaquant d’1m85 est un modèle d’efficacité et de compréhension du jeu pour un avant-centre. Sapong est efficace face au but, excellent dans le domaine aérien, et bosse sans arrêt afin de créer des espaces pour ses coéquipiers. Un rêve pour tout coach, un joueur qui se réinvente à l’infini capable de se plier à tout rôle, le tout pour, sans aucun doute, moins d’un million d’euros. Toulouse, écoutez-nous : nous voulons porter le maillot jaune du Tef floqué Sapong, pendant que celui-ci encadre les jeunes pour la remontée en Ligue 1.

En souhaitant courage aux supporters (que l’on met en premier après tant d’années difficiles), joueurs, et dirigeants du Téfécé, pour cette saison. Et si, à l’avenir, l’un des joueurs de cette liste finit chez Les Violets (pas dans la réaction de LesViolets.com, on parle vraiment du club)… Santé !

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