Nostalgie : « Ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire, qu’on doit fermer sa gueule. »

Amis amateurs de café et de foot… Bonjour ! Loin de moi l’envie de casser l’ambiance mais le café n’est pas ma tasse de thé et le foot n’est pas vraiment mon dada ! Quoique, fut un temps… Si quelques dames, encore dans la fleur de l’âge, lisent ces quelques lignes, elles se souviendront !

Rappelez-vous les filles, ne niez pas, nous avons toutes aimé le foot ! Remontons dans le temps… Qui n’a pas connu les stades communaux, les tribunes branlantes, les terrains boueux, les maillots de l’équipe à laver à tour de rôle… Bref, les dimanches footeux ! Souvenez-vous de votre fiancé de l’époque (séquence émotion !) sortant fièrement du vestiaire frileux, la tête haute en direction du terrain ! Nous avons toutes encouragé, tremblé, crié pour soutenir l’élu de notre coeur et l’équipe entière. Et si, par chance, l’élu marquait un but durant la rencontre, souvenez-vous de la fierté que nous ressentions ! Onze gaillards motivés s’échauffant avant d’entrer dans le vif de l’action. Une rencontre dynamique mêlant torgnoles (dans le dos de l’arbitre), quelques jurons proférés pour faire circuler le sang, les altercations parfois virulentes sur le bord du terrain entre spectateurs, les simulations dignes des plus grands, les tirs au but, les prolongations interminables… Ça c’était le bon temps ! A la fin du match, les 22 gaillards regagnaient les vestiaires et continuaient leurs discussions houleuses. Echanges courtois quelquefois, échanges fielleux souvent !

Chaque dimanche était une fête. Nous étions toutes là, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Présentes pour soutenir, panser les mauvais coups de crampons, compter les ecchymoses, consoler en cas de défaite et refaire le match, interminablement ! Certains grands matchs ont compté pour la footeuse que j’étais. C’était le temps des Platini, Bossis, Rocheteau (dont toutes les filles étaient secrètement amoureuses).

Je pense notamment à un match, en particulier qui reste gravé dans ma mémoire, non pas pour le match en lui-même mais pour l’émotion qu’il a suscité. Un soir magique de finale de Coupe de France. Ne me demandez pas quelles étaient les deux équipes sur le terrain. L’une était le PSG, je crois. Thierry Roland et Jean-Michel Larqué au micro, les pizzas sur la table basse et les bières fraîches, à portée de mains ! Tous les copains, réunis devant le Telefunken, attendaient impatiemment que le match débute. Les cendriers se remplissaient et les tactiques footballistiques s’échangeaient dans la joie et l’allégresse ! Les filles tentaient de donner leur avis mais sans succès. Le match commence… Plus un bruit. Le salon avait l’allure d’un vieux fumoir et c’est à peine si nous distinguions l’écran mais nous étions tous heureux d’être ensemble. Quelques minutes avant la fin du match, le miracle s’est produit. Un troisième but venait d’être marqué par un joueur donnant ainsi la victoire à l’équipe préférée par les hommes du salon !

Bien d’autres matchs ont été à l’image de celui-ci. Une bande de copains unis par ces liens indéfectibles, une ambiance de fête… Le foot, c’était ça. Alors mesdames, vous souvenez-vous?