Ligue des Champions : Mais alors pour nous, quel serait le format idéal ?

Avec la très récente réforme adoptée pour 2024, la Ligue des Champions va donc se retrouver complètement chamboulée. Nous avions tout d’abord donné notre avis sur ce nouveau format dans notre dernier article, et avons prolongé le plaisir en imaginant ce que serait notre conception idéale de cette compétition, pour le premier article en deux parties de l’histoire de Café Soccer !

Lucas : Le format idéal de la Ligue des Champions serait pour moi très simple. Cette simplicité est essentielle pour une compétition d’une telle popularité, qui est la plus suivie, et qui touche donc un public très large. Je reste cependant assez conservateur dès qu’il s’agit de la coupe aux grandes oreilles (et tac, encore placé), et mon souhait serait de la conserver telle qu’elle est aujourd’hui. Ce n’est toutefois pas l’objectif de cet article, qui souhaite que l’on donne un format idéal subjectif, sans tenir compte du passé, ni des “conventions” du football européen. Etant fondamentalement contre les matches aller-retour, puisque ceux-ci dénaturent complètement l’idée d’une partie sur 90 minutes, je serais davantage intéressé par un système qui nous épargnerait le plus possible de ce format. Dans cet idéal, je serais donc partant pour un Final Four après uniquement deux tours de doubles confrontations. Annuellement, cela nous donnerait une sorte de petite « fête », qui serait d’autant plus appréciable lors des années sans Euro, Copa ou Coupe du Monde, et qui permettrait à l’UEFA de rendre chaque événement plus rentable. Peut-être même l’occasion de s’exporter sur d’autres continents ? Enfin, sportivement, c’est aussi l’occasion d’assister à des surprises : tout est possible sur 90 minutes. Tours préliminaires, phase de groupe (pas de troisième place qui reverse en Europa), et 8es/quarts tels qu’on les connait, mais avec un Final Four au bout. Voilà mon format idéal. Maintenant, est-ce que je souhaite qu’il devienne réalité ? Pas vraiment, la Ligue des Champions est historique, et une compétition doit conserver sa formule classique pour que le champion d’antan et celui d’aujourd’hui soient passés par les mêmes étapes avant de soulever le trophée.

Florian : Alors, si je devais donner mon opinion pour une réforme de la LDC… Je vais avancer deux « projets ». Ce premier projet pourrait être la suppression totale des phases de groupes et faire commencer la compétition en matches aller-retour : 32 équipes , un tirage au sort, allant des 32emes de finale jusqu’aux quarts de finale. Ensuite ? Un Final Four avec les quatre dernières équipes, qui s’affrontent dans un mini championnat, puis la finale entre les deux premiers de celui-ci. Deuxième projet : deux poules de 16 équipes en mode mini championnat, et une série de matchs à définir au sein de chaque mini championnat. Pour les phases finales, un peu à l’image des playoffs de ligue nord américaine, le 1er rencontre le 8eme, le 2eme rencontre le 7eme etc… En mode aller-retour bien entendu, jusqu’à avoir deux équipes de chaque côté du tableau pour ensuite faire un Final Four comme pour le premier projet. Le deuxième est loin, je pense, de faire l’unanimité, mais c’est une des options qui se rapproche de celle que l’UEFA va adopter en 2024. 

Loic : Ma réponse sera plutôt courte car je pense que le format actuel en soi est bien fait, et permet des confrontations intéressantes. Pour commencer, le système de poules avec des matches aller-retour est selon mon humble avis parfait : en effet, ce dernier permet une double confrontation et pour peu que le groupe soit relevé avec trois voire quatre excellents clubs, il y a véritablement moyen de prendre du plaisir à voir des rencontres très différentes. Le match aller peut être drastiquement différent du retour, et là réside un certain charme de voir les équipes s’ajuster. Ensuite, à la différence du prochain format, le nombre de matches est relativement peu conséquent. Quand on entre dans les phases éliminatoires, les fans doivent attendre plusieurs mois pour voir ces matches. L’attente est longue, certes, mais ça en rend le rendez-vous d’autant plus important. Enfin, 13 matches remportés pour le gagnant reste intéressant tant on sait que le championnat peut lui, être très éprouvant ! (Sauf quand on joue en Ligue 1, petite blague gratuite). Bref vous comprendrez que j’affectionne la compétition telle qu’elle est faite au moment où ces lignes sont écrites, je vais essayer d’en profiter jusqu’en 2024 donc… 

Vincent : J’aime beaucoup la formule actuelle avec les 32 équipes réparties en huit groupes de quatre, puis des huitièmes de finale. C’est simple, c’est plutôt équilibré. Il y a assez de journées pour permettre aux « petites » équipes de se mettre en valeur, même si les six rencontres les empêchent de véritablement créer la surprise… Personnellement, je suis assez fan des compétitions commençant par une phase de poules puis dérivant sur une phase finale à élimination directe. De plus, une compétition organisée de cette manière permet d’avoir plus de visibilité et de simplicité. On se souvient par exemple de l’Euro à 24 clubs, qui était difficile à comprendre à cause des meilleurs troisièmes. D’ailleurs, la Ligue des Champions a eu une édition à 24 clubs, qui n’a duré que très peu de temps avant de passer à 32. Néanmoins, je pense que j’aimerais plus de champions nationaux. L’évolution du football européen a fait qu’aujourd’hui, il y a quatre clubs allemands, italiens ou encore anglais. De l’autre côté, certaines grandes nations de football (République Tchèque, Serbie, Roumanie) ne sont même pas assurées d’avoir un seul club en phase de poules. Je regrette l’époque où voir Maribor, Debrecen, Zilina ou même Plzen semblait moins fou. Je suis également contre le fait de reverser certaines équipes en Europa League. Le faire lors des tours préliminaires semble ne me dérange pas car ces formations arrivent avant le « vrai » début de la compétition. Cependant, je trouve que ça fausse complètement les cartes de le faire après la phase de poules.