Challenge PES, épisode 11 : Les sommets palois

Cet épisode concerne la seconde moitié de la saison 2024-2025, de janvier à juin 2025.

Après une première partie de saison en fanfare, le Pau FC virtuel était à la croisée des chemins. Allait-il confirmer son excellent début de parcours en Ligue 1 ?

Ansu Fati, qui voit son rêve de high five s’envoler.

Le parcours en championnat

Vous l’aurez compris à l’image mise en valeur pour faire la couverture de cet épisode. Oui, le Pau FC a bien remporté la Ligue 1 2025. Inutile de faire durer le suspense, surtout si vous avez lu le dernier épisode du Challenge, où j’expliquais avoir treize points d’avance sur le PSG et surtout être encore invaincu après la première moitié de championnat.

Oui, c’est improbable. On notera que je ne regarde pas l’appareil photo à ce moment-là.

Néanmoins, sachez que les choses ont été plus compliquées que prévu. Je termine premier du championnat avec cinq points d’avance sur le club parisien, après même en avoir compté seulement… Deux, à quatre journées de la fin, et un match nul à Lille. Pourtant, j’ai réussi à remporter les quatre derniers matchs de la saison. C’est une victoire 4-1 contre Dijon lors de l’avant-dernière journée, obtenue par l’équipe B, qui permet à Pau d’inscrire son nom au palmarès du championnat de France pour la première fois de l’Histoire. Capitaine lors de cette rencontre, Pedro Azevedo a soulevé le trophée le premier, et vous comprendrez cela un peu plus tard…

Kasper Dolberg avec un écusson Ligue 2 BKT. Oui, oui.

La vie n’a pas été un long fleuve tranquille durant cette seconde partie de saison. Après avoir imité Nantes 1995, j’ai bien cru que j’allais imiter le Monaco de 2004 ou le Bordeaux de 2010 et faire fondre mon avance. J’ai connu la défaite à cinq reprises au cours des 19 rencontres de la phase retour :

– Une défaite à Metz (3-2) dès le premier match de la phase retour avec mon équipe B ;

– Une fessée improbable à domicile contre Nantes (1-4) ;

– Une autre défaite à domicile contre Strasbourg, qui aurait pu être humiliante sans deux buts de Kasper Dolberg (2-3) ;

– Une correction donnée par le PSG, mais c’est plutôt normal, c’est la grosse équipe (3-0) ;

– Enfin, une défaite connue par mon équipe B contre Marseille après avoir compté deux buts d’avance (2-4).

Ce n’est pas tant la défaite qui fait mal, c’est de prendre un but de Juan Bernat.

Ajoutées à trois matchs nuls et une remontée fulgurante des Parisiens, j’ai bien cru perdre le titre. Même certaines victoires ont été difficiles à obtenir. On peut citer un 1-0 de raccroc contre Toulouse (merci Sofiane Diop) et contre Ajaccio (et un éclair d’Ansu Fati). Néanmoins, si vous voulez du résultat improbable, je peux vous évoquer la victoire à Montpellier (2-7) avec un QUADRUPLE d’Ansu Fati, qui a été selon moi le véritable bonhomme de cette saison. Et tout cela ne m’empêche pas de terminer à la première place. CHAMPION, MON FRERE.

Ansu Fati repart avec le ballon du match.
TOULOUSE EST NEUVIEME. CHAMPAGNE.

Ce titre de champion est surtout un titre collectif. Il n’y a aucun joueur qui ressort de cette performance. Il suffit de voir les différents classements. Chez les buteurs, Grbic termine à 18 buts, Gameiro 2 à 13 et Ansu Fati à 11. Kasper Dolberg a marqué 9 buts chez nous, ce qui lui fait 13 buts marqués au cours de la saison. Chez les passeurs, on retrouve CINQ palois dans les seize premiers : Ansu Fati (13 passes, deuxième derrière Verratti), Allan (9), Diop (7), Terrier (7 en étant la doublure de Fati, bien joué) et Gabriel Calabres (6).

Néanmoins, je suis assez surpris. Il n’y a qu’un seul Palois contre cinq parisiens dans l’équipe type de la saison, Sofiane Diop. De plus, ce dernier récupère le titre de meilleur joueur de la saison, ce que je ne comprends pas trop non plus. A mon sens, Ansu Fati le méritait plus.

Vous aussi, vous êtes scandalisés par la quasi-absence de Palois ?

Inutile de vous dire que je défendrai mon titre avec Pau, malgré la proposition du PSG (juste avant le match qui me donnait le titre, les coquins). Nîmes et Ajaccio descendent en Ligue 2 et seront remplacés par Le Havre et Amiens.

Toujours le café.

Le parcours en Coupe de France

En huitièmes de finale, Bordeaux se dresse sur le chemin des Palois. Après un long démarrage, le Pau FC inscrit trois buts pour passer facilement l’obstacle girondin. Koyalipou, Ansu Fati et un but contre son camp permettent aux Béarnais d’atteindre les quarts de finale de la Coupe de France pour la première fois, où ils retrouveront… Paris. Oui, pas de bol, mais à un moment, il faut bien battre le roi pour le devenir. Après un but de Goduine Koyalipou en fin de première période, Paris réussit à égaliser à dix minutes de la fin grâce à l’inévitable Kylian Mbappé. Ensuite, lors des prolongations, rien ne se passe jusqu’à… LA SEULE BOURDE D’ADRIAN DE L’ANNEE. Le gardien espagnol dégage un six mètres dans les pieds de Kyky, qui ajuste le gardien. C’est compliqué à vivre mais c’est comme ça. Il existe une prophétie selon laquelle Adrian provoque sa seule bourde lors des matchs de coupe contre Paris, puisque c’était déjà le cas la saison dernière.

Koyalipou a atteint le point Goduine.

L’aventure s’arrête dans une compétition qui sera remportée… par Lille. Et, oui, avec le championnat dans la poche, cela signifie que le PSG ne remporte pas un seul titre au cours de cette saison. Encore une bonne nouvelle.

Le parcours en Europe

Alors, sachez que Yuta Nakayama a vu ses cheveux pousser du jour au lendemain.

Qui dit seconde partie de saison, dit phases finales européennes. Après la BRILLANTE qualification obtenue lors de la phase de poules, il me reste neuf matchs avant ce doux rêve de titre européen pour Pau. Ca me paraît totalement fou d’écrire ça, je me dis qu’il y aura forcément un moment où je vais tomber sur un gros qui va m’éliminer. Dans ma partie de tableau, j’ai Chelsea par exemple.

Enzo Loiodice fait coucou à sa famille dans le stade.

Je commence ma phase finale par le Dynamo Kiev, reversé du Championnat d’Europe des clubs, la version Konami de la Ligue des Champions. Une formalité. Je commence par une victoire en Ukraine, grâce à deux buts d’Ansu Fati et de Grbic. Je confirme par une autre victoire à domicile. 3-0, doublé de Dolberg et but de Koyalipou. La phase finale est bien lancée.

Volland et Nzonzi 2. Vrais reconnaissent vrais.

Face à moi, en huitièmes de finale, un obstacle allemand : le Bayer Leverkusen. En Allemagne, je perds d’un but d’écart. Malgré une ouverture du score d’Ansu Fati dès la 8e minute, Pau s’effondre à cause d’un doublé de Kevin Volland. C’est triste et ça m’oblige à gagner à la maison. Chose que je parviens à faire. Un seul but suffit, celui de Kasper Dolberg à vingt minutes de la fin. Ce fut difficile mais la qualification pour les quarts de finale est bien là. Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c’est que ma défaite à l’aller sera ma seule défaite européenne du semestre.

Mon talent dans les screens, c’est de ne pas savoir le prendre quand le joueur est à visage découvert.

Autre club allemand en quarts de finale : Schalke 04. Je ne fais qu’une bouchée des mecs de Gelsenkirchen. 3-0 à la maison, 0-4 à la Veltins Arena. C’est maîtrisé, ça passe. Tout comme en demi-finale. Ce n’est pas Chelsea, mais le CSKA Moscou qui se dresse face à moi. Six buts marqués en deux rencontres (dont quatre d’Adrian Grbic, meilleur buteur de la compétition), seulement trois encaissés et me voilà… QUALIFIE POUR LA FINALE. Pau est en finale européenne. C’est improbable d’écrire ça (et pour vous, de le lire).

Concentration ultime pour Adrian.

Tout juste auréolé de mon titre de champion de France, je me rends à Old Trafford pour y défier Valence. Koundé, Kondogbia, Ballo-Touré, Draxler… Le XI espagnol est bourré de talents passés par la Ligue 1. On retrouve aussi sur le banc Andy Pelmard et… Maxwel Cornet. Surtout, Valencia est le club où j’ai vendu Dimitri Payet 2 lors de l’intersaison. Je ne pensais pas du tout me retrouver en finale face à lui, même s’il débute sur le banc. Pour moi, c’est mon équipe A au complet qui avance sur le terrain. Le match se passe et est maîtrisé du début à la fin. Et il faudra deux buts pour permettre à Pau de décrocher le titre européen. Adrian Grbic ouvre le score à la 37e minute du match. Dans les arrêts de jeu de la rencontre, le moment fort et symbolique. Présent au club depuis le mercato d’hiver de la première saison en Ligue 2, Gabriel Calabres profite d’une offrande de Kasper Dolberg pour parachever le score. La belle histoire dans le match revient au milieu de terrain brésilien.

Payet 2 ne marquera pas contre son ancien club.
La belle histoire de Gabriel Calabres.
Je ne vous avais pas menti pour Nakayama.

UNE MINUTE. PAU CHAMPION D’EUROPE ? Oui, il n’y a que sur Café Soccer qu’on peut lire ça. Les Béarnais se qualifient pour la Supercoupe d’Europe qui sera disputée contre le Napoli, victorieux de la Juventus en Championnat d’Europe des clubs.

C’est toujours improbable. Et Gabriel Calabres est coupé.

Le point sur l’effectif

Rien ne se passe lors du mercato d’hiver, si ce n’est le prêt de Pedro Leon 2 à Kriedbach. C’était mon troisième ailier droit, je n’en avais pas besoin. Le dernier jour du mercato, je reçois également une giga offre pour Ansu Fati de la part de Gharnetova. Près de 95 millions. Ce jeu est complètement aux fraises. A aucun moment, un club ne ferait un tel panic buy sur un joueur pourtant très fort.

Les mois passent. Mon option « renforcement des faiblesses » me permet de recruter un nouvel attaquant. Encore un, en la personne du génial Patrick Cutrone, l’attaquant des Wolves, noté à 80.

Téléfoot a pu suivre le sacre de Pedro Azevedo.

Surtout, je reçois une offre pour… Pedro Azevedo. Premier joueur recruté depuis le début de cette partie, présent pendant les cinq saisons, dont quatre en tant que titulaire indéboulonnable, le Brésilien a été de toutes les aventures paloises. Pourtant, il n’est plus titulaire et sa note (72) devient plus que limite pour exister en Ligue 1 et en Europe. Le cœur lourd, je décide de le vendre à Lorient. Vous comprenez désormais pourquoi j’ai voulu qu’il soit titulaire lors du match du titre, pour qu’il puisse soulever le trophée le premier, lui qui était le dernier joueur présent depuis le début. Je ne sais pas trop par qui le remplacer numériquement jusqu’à faire une recherche de joueurs français. Je jette mon dévolu sur Pape Gueye, l’actuel Marseillais, mais encore Havrais dans le jeu. Ma chance dans ce transfert ? Le Havre est encore en L2, ce qui rend le transfert et le salaire bien moins chers que ce que j’aurais déboursé si un tel joueur, noté à 81, était en première division.

Cet homme est censé être mon directeur sportif mais il me laisse négocier. Emploi fictif à Pau.

Rien d’autre à signaler, sinon. L’été devrait être synonyme de calme et de tranquillité.

Quelle place dans le classement ?

Avant toute chose, un mot sur les règles du Challenge. Si vous suivez le début, vous savez que cet épisode sonne la fin de la cinquième saison. J’en suis donc à la moitié… avec Pau. J’ai en effet décidé de me donner dix saisons pour atteindre la première place du classement des clubs. Le chef est au courant. Après ces dix saisons, si je ne suis pas parvenu à mon objectif, je prendrai alors un autre club, peut-être le club le moins bien classé parmi mes habituelles propositions de fin de saison et recommencer la même mécanique.

Champion d’Europe et au même niveau que le Spartak et le Sporting.

A cinq saisons de la fin, j’ai l’honneur de vous annoncer que j’ai atteint mon objectif fixé en début de saison : atteindre le top 100 ! Et plutôt de fort belle manière, puisque je suis désormais à la 60e position, sans doute grâce à mes performances en Ligue 1 ET en Coupe d’Europe des Clubs. Désormais, il me reste cinq saisons pour atteindre le Graal. On y croit !

L’espoir d’en avoir un des trois à Pau en tant que regen. Bon, ok, surtout celui de droite.

Mais, Vincent, tu avais fait une promesse dans le dernier épisode…

Effectivement. Et je tiens mes promesses.

Un big up au confrère des Echos qui a fait la photo originale.